Le 27 novembre dernier, dans le cadre de la Semaine de l’innovation publique et à l’occasion de la parution d’un numéro spécial d’Horizons publics sur « les communs, une piste pour transformer l’action publique ? », nous organisions un événement au nouveau grand et beau lieu interministériel de la Transformation publique à Paris.
Groupes de citoyens qui s’impliquent dans la gestion de biens et services d’intérêt collectif (gestion partagée des espaces vacants, coopératives de logements, préservation d’espaces naturels, etc.), municipalités qui testent des leviers juridiques, techniques, organisationnels pour construire de nouvelles alliances avec les habitants (règlements d’administration partagée, etc. )…, dans un monde en pleine transformation et face à l’urgence des transitions, les initiatives pour inventer d’autres modes de co-création de la ville et des territoires se multiplient. Alors qu’il y a une dizaine d’années, quand Elinor Ostrom mène son travail d’exploration des expérience de gestion de propriété commune, les personnes qu’elle observe ne se réfèrent pas directement aux communs, aujourd’hui ceux-ci font l’objet de nombreuses réappropriations citoyennes, sont revendiqués et facteurs de mobilisation pour des mouvements sociaux dans de nombreux pays, ou encore sont identifiés comme une catégorie juridique en tant que telle, en Italie par exemple.
Pour explorer les promesses portées par les communs et le rôle de l’acteur public (le sujet même de l’exploration Enacting the Commons que nous menons depuis près de deux ans à travers l’Europe), nous avons invités Julien Lecaille de la Fabrique des mobilités, Lionel Maurel, juriste et directeur adjoint scientifique de l’Institut national des sciences humaines et sociales, Julian Perdrigeat, directeur de cabinet du maire de Loos-en-Gohelle, Emmanuel Dupont du CGET, et Alessandra Quarta, juriste et coordinatrice du projet Generative European Living Lab-gE.CO