La 27e Région participait à Lab Connections, un événement organisé par le EU Policy Lab (1) au siège de la Commission européenne à Bruxelles les 17 et 18 octobre derniers. Environ 200 participants s’y sont retrouvés, dont des animateurs de laboratoires d’innovation publique en provenance de 14 Etats membres, ainsi que des équipes innovations issues d’administrations nationales et de fonctionnaires européens (2).
Une volonté politique du Parlement européen
Cet événement fait partie d’un projet pilote initié par le Parlement européen, et visant à promouvoir les approches participatives dans l’élaboration des politiques publiques européennes. Siegfried Mursean, député européen roumain, est l’un des initiateurs de l’idée. C’est le Policy Lab EU, épaulé par la 27e Région, le SGMAP (FR), la Waag Society (HOL), le UK Policy Lab (UK) qui coordonne l’opération.
L’hypothèse est la suivante : puisque toute l’Europe voit fleurir des laboratoires d’innovation publique et sociale qui ré-interrogent les politiques locales et nationales à partir de leurs usages, pourquoi ne pas utiliser cette connaissance pour ré-interroger les politiques menées par la Commission européenne ? Le Parlement souhaite également promouvoir des collaborations entre laboratoires d’innovation des différents États membres.
Lab Connections visait donc à faire un premier test sur deux jours. Après plusieurs plénières consacrées au mouvement des labs, nous sommes passés à la pratique. L’objectif était de sensibiliser les fonctionnaires de la Commission européenne aux méthodes de « co-conception orientée usager ». Concrètement, des groupes ont été constitués autour de politiques communautaires spécifiques (par exemple la politique d’accueil des migrants, l’intégration des Roms dans le système éducatif, ou encore la politique de soutien aux start-ups…). Chaque groupe était composé de représentants de laboratoires d’innovation, d’acteurs publics nationaux et locaux, et d’un fonctionnaire européen porteur du thème. En aucune manière l’objectif n’était de proposer des solutions, mais plutôt d’interroger collectivement l’architecture du problème.