Depuis notre création, à notre mesure nous cherchons à jouer un rôle exploratoire, à défricher et à chaque fois que possible à inspirer d’autres structures (tout comme d’autres sont pour nous des sources d’inspiration), à influer sur le cours des choses et faire bouger les lignes. Ce travail d’influence n’est pas toujours spectaculaire ni médiatique -ni même facile à évaluer- et pourtant il produit souvent ses fruits en France et à l’étranger.
Quelquefois, il arrive que le symbole soit un peu plus fort et qu’il marque davantage les esprits. C’est le cas cette fois-ci avec la Ville de San Francisco, capitale de la Silicon Valley et écosystème inspirant les innovateurs du monde entier.
L’histoire débute par une rencontre en octobre dernier avec Krista Canellakis, directrice adjointe de l’innovation au sein de la municipalité de San Francisco. L’entretien a lieu à Londres, dans les allées du congrès annuel CityLab organisé par la Fondation Bloomberg, ex-maire de New York. Krista se montre très intriguée par la présentation que Clémence Pène (Ville de Paris) et moi lui faisons de Superpublic. Il s’agit du premier tiers-lieu exclusivement consacré à l’innovation publique que nous avons lancé dans le 11e arrondissement de Paris avec Marylise Lebranchu en novembre 2014. Conçu comme un test et établi dans un espace ouvert de 300 m2, Superpublic associe le SGMAP, la Ville de Paris, la Caisse des Dépôts et un groupe de jeunes agences de design et de conseil comme Plausible Possible, Care & Co ou Counterpoint.
« Comment se fait-il que nous, Ville de San Francisco, avec Google et Apple comme voisins, nous ne disposions pas encore d’un tel espace de coopération et d’innovation ? », s’étonne Krista. La discussion s’engage aussitôt avec Hillary Hartley, directrice de l’agence d’innovation digitale 18F placée au sein du General Services Administration (GSA) basé à Washington DC, également séduite par le concept.