Le vendredi 15 novembre, la 27e Région donnait rendez-vous à ses partenaires actuels et potentiels afin de « lever le capot » sur ses orientations 2016. La réunion était informelle, même si elle a permis de rassurer toutes celles et ceux qui se posaient des questions sur la pérennité de l’association après les élections régionales de décembre. Qu’ils soient tranquilles : la 27e Région n’a jamais eu autant d’opportunités et de projets pour l’avenir…
Voici un compte-rendu de la présentation et des premiers échanges.
Le prisme de la 27e Région est d’abord celui du territoire et des collectivités. Mais il y a bien longtemps que ses activités ne s’inscrivent plus seulement dans le sillage des conseils régionaux : il suffit de regarder la composition des participants pour s’en rendre compte*. Même si les Régions demeurent des piliers de la première heure, il y a là des Départements, des Villes et Métropoles, mais aussi un nombre significatif d’établissements publics nationaux, de ministères et services de l’Etat. Si l’on y ajoute les services de la Commission européenne (DG Regio, DG Connect, Joint Research Center), mais aussi des collectivités et des gouvernements étrangers, c’est aujourd’hui tout un écosystème public qui interagit avec la 27e Région. On note à ce titre un bon équilibre entre services de l’Etat et collectivités, débutants et pionniers de l’innovation, petits et grands acteurs, français et internationaux. Le nom « 27e Région » est devenu une appellation générique, un label qui rassemble des dynamiques venant de tout l’écosystème.
Les trajectoires de l’innovation publique sont tout sauf linéaires. Le trajet qui mène une administration du niveau 0 (par exemple l’organisation d’un premier séminaire de sensibilisation aux méthodes de l’innovation publique) jusqu’au « top niveau » (l’innovation comme partie intégrante de l’ADN de la structure) est un parcours d’obstacles. Chaque organisation se trouve dans une situation particulière et à une étape différente de ce processus, allant du « curieux qui veut comprendre sans s’engager à ce stade » jusqu’à « l’avant-gardiste qui veut maintenir un temps d’avance et rester disruptif », avec tous les degrés intermédiaires, souvent combinés entre eux. Au fil du temps et de ses expérimentations, la 27e Région a rassemblé des connaissances pratiques et théoriques sur toutes les grandes étapes de ce processus, afin de le rendre plus sûr, en limitant les risques d’échecs, tout en préparant sans cesse « l’étape d’après » pour repousser les limites. Les activités de la 27e Région sont conçues pour que les institutions qui le souhaitent fassent elles-mêmes l’expérience de certaines étapes charnières, telle la « preuve de concept » (c’est la fonction que joue notamment Territoires en Résidences), celle de l’institutionnalisation (La Transfo, qui permet de créer son laboratoire d’innovation interne), celle de la formation des agents (le Nuancier), ou encore celle de la constitution d’un écosystème local (la communauté autour de Superpublic ou encore la Semaine de l’innovation publique – SIP).
#Transformation : l’innovation comme moyen de changer de culture administrative et politique
#Biens communs : les activités de la 27e Région ne s’inscrivent pas dans le champ concurrentiel mais dans la production de biens communs
#Faire : il s’agit d’abord d’être dans l’action, le test, l’essai-erreur plutôt que dans le discours
#Capacitation : l’objectif est de transférer des savoirs-faire à des tiers, pas de le garder pour soi ni de faire à leur place
- Clarifier et simplifier : réduire les barrières à l’accès à nos programmes (réduction du montant de l’adhésion de 29 000 à 5 000 €) ; mettre en veille le consortium RE•ACTEUR PUBLIC (préférer une bonne feuille de route à une mauvaise gouvernance) ; améliorer le parcours-utilisateur dans les activités de la 27e Région (mieux s’adapter aux usages que ses partenaires font de la 27e Région)
- Ouvrir la gouvernance et le modèle économique : diversifier la représentation dans notre conseil d’administration, diversifier nos financements (grands partenaires, plus d’échelons représentés, de nouvelles activités, de nouveaux investisseurs)
- Plus d’impact : mieux répondre à l’attente d’impact local, mais aussi veiller à ce que la popularisation des concepts (design, co-conception, essai-erreur, laboratoires d’innovation, etc) ne se fasse pas au détriment de la qualité et du professionnalisme
- Faire converger : re-synchroniser, et lutter contre le risque de divergences à tous les niveaux, entre initiés/non-initiés, entre thèmes d’innovation publique (numérique, non-numérique, etc), entre Etat et collectivités, entre national et local…
L’adhésion est obligatoire pour participer aux programmes de recherche-action. A partir de 2016, nous faisons le pari d’une augmentation du nombre d’adhésions, en contrepartie d’une baisse importante du coût d’adhésion pour chaque structure par rapport à la grille en vigueur en 2015.
Voici ce à quoi donne droit l’adhésion à la 27e Région en 2016 :
- La possibilité de participer aux programmes de recherche-action (voir plus bas)
- La possibilité de participer aux activités du centre-ressource (voir plus bas)
- La participation à la gouvernance de la 27e Région
- L’accès prioritaire aux événements professionnels (voyages d’étude, rencontres internationales, workshops, SIP…)
- L’accès individuel libre à Superpublic et ses ressources
- L’utilisation des espaces de Superpublic pour l’organisation de réunions, ateliers ou événements (maxi 2 j/an)
- Un tarif préférentiel d’inscription aux journées découverte (-50%)