Ce billet de blog a été écrit par Léonie Ferry.
Il y a une semaine se tenaient à Paris les journées de l’innovation de l’Education Nationale. Consacrées à exposer des projets innovants réalisés dans les écoles, collèges ou lycées, j’y ai découvert les RERS, réseaux d’échanges réciproques de savoirs. L’atelier que j’ai suivi était animé par Claire Heber-Suffrin, docteur en psychosociologie des groupes en éducation. Il visait à nous faire découvrir ces réseaux, leurs modes de fonctionnement, leurs bénéfices.
un RERS, Qu’est-ce que c’est ?
Les Réseaux d’Echanges Réciproques de Savoirs sont nés il y a 40 ans environ, sous l’impulsion de Claire Heber-Suffrin. Ces réseaux visent l’échange de savoirs et de savoir-faire entre individus, tout rapport d’argent étant exclu. Le principe des RERS est simple. L’échange de savoirs s’effectue sur le mode de la réciprocité ouverte : toute offre suppose une demande et toute demande est accompagnée d’une offre à plus ou moins long terme au sein du réseau.
Très proches des SEL (lien externe) (système d’échange local), les RERS s’en distinguent au sens où ils visent exclusivement l’échange de savoirs. Les échanges de services ou de biens y sont exclus.
Les premiers RERS se sont constitués au sein de villages ou de villes. Encore d’actualité, ces réseaux ont pour particularité de mettre en relation des personnes habitant un même territoire. L’échange de savoirs concerne alors absolument tout : cuisine, musique, informatique, langues, sport …
Avec le temps, certains réseaux se sont établis dans des sphères plus spécifiques : la sphère scolaire (à l’échelle d’une classe, d’un établissement) ou la sphère professionnelle (au sein d’une entreprise ou d’un service). Dans ces cas, l’échange de savoirs y est plus spécifique. Dans une classe, par exemple, les savoirs échangés concernent des compétences à maitriser. Les élèves listent leurs différentes compétences à mesure qu’ils les acquièrent et deviennent ainsi « référent ». Ils sont alors à même d’aider un de leur camarade s’il en fait la demande.
En entreprise, l’échange peut concerner des méthodologies, des savoirs-faire liés aux technologies, des expertises.