La 2e Université de l’accueil de nouvelles populations (lien externe) qui vient de se tenir à Clermont-Ferrand du 18 au 20 juin, m’offrait l’occasion de retrouver deux jours durant le cœur du Massif central, de replonger dans les préoccupations territoriales, et de renouer avec les acteurs du développement local souvent féconds en pratiques innovantes. Et bien entendu, d’en profiter pour faire avancer les chantiers ouverts par la 27e Région…
Retour au village
Premiers entretiens, premiers ateliers et déjà une évidence s’impose : la culture de l’accueil, et les politiques qui tentent de l’accompagner ont considérablement évolué en quelques années. Après des années d’exode, nombreux sont les villages qui ont vu revenir les populations. Pour les heureux élus, l’enjeu consiste à (re)créer une culture commune entre les habitants et les nouveaux arrivants. Aucun hasard si l’association SOS Villages a dû changer de nom, pour devenir Notre Village (lien externe), comme le rappelle le journaliste Benoît Fidelin. Provoquer la rencontre en continu, penser des lieux où l’on peut créer du collectif devient l’un des principaux enjeux.
Accueillir, d’accord, mais en le prouvant : plutôt que de se perdre dans de calamiteuses parodies de campagnes promotionnelles où les terres de légende côtoient celles de contraste, le département de l’Aisne encourage par tous les moyens -et avec un humour soigneusement décalé- ses habitants à parler l’anglais (« l’Aisne, it’s open (lien externe) »). Promue instantanément dans l’émission Télématin, la campagne génère une crête de 10 000 visites sur le site de l’opération dans la matinée –mais surtout, elle provoque un électrochoc positif, une dynamique collective en faveur de l’ouverture.
Les grands médias, faux amis des territoires ?