Comment financer l’innovation démocratique ?

Posté le 19 décembre 2016 par Anna Lochard

Suite à la conférence du 8 juin dernier qui cherchait à faire un premier bilan du mouvement Civictech et innovation démocratique (voir un compte-rendu de cet événement sur notre blog ou sur le site d’Internet Actu), nous voici de retour à Superpublic le 8 décembre dernier, cinq mois plus tard, pour nous intéresser aux modèles économiques de l’innovation démocratique prise au sens le plus large.

Alors que le public est tout aussi nombreux que la dernière fois, quatre praticiens ont répondu à l’appel :

  • Jean-Marc Leroux, bénévole du projet #MAVOIX, qui souhaite envoyer des membres de la société civile au parlement pour représenter directement leurs électeurs grâce à une plateforme en ligne. #MAVOIX est un projet 100% bénévole et auto-financé, et Jean-Marc Leroux espère que cela pourra rester ainsi dans le futur car, en tant qu’entrepreneur, il sait quelles sont les concessions que l’on doit faire à ses financeurs…
  • Jean Massiet, animateur de la chaîne YouTube Accropolis. Ce dernier a quitté son emploi pour se lancer dans l’aventure de youtubeur et en a partagé les difficultés avec nous. Pour le moment, il est au chômage et vient de rejoindre la coopérative d’activités et d’emploi dédiée aux métiers du numérique, Coopetic, mais souhaite déconstruire que l’image du youtubeur vivant des publicités car cette situation n’est en réalité que très exceptionnelle : sur 60 000 youtubeurs en francophonie, seuls 300 gagnent plus d’un SMIC par mois…
  • Guillaume Coti, membre du collectif Pouvoir d’Agir qui regroupe plusieurs structures et réseaux de structures agissant dans les quartiers populaires. Ce dernier présente leur modèle économique diversifié, entre subventions, financements de fondations, dons et développement d’une activité de prestation de services. Par ailleurs, Pouvoir d’Agir défend le projet, porté initialement par le collectif Pas sans nous, d’un fond d’interpellation pour une démocratie d’initiative citoyenne qui serait financé via les lignes budgétaires de la démocratie participative.
  • Enfin, Jonathan Meiss de Flui.city, Civictech qui développe une plateforme de dialogue entre citoyens et collectivités. Flui.city est dans un financement start-up numérique beaucoup plus classique, entre prêt de la BPI, levées de fonds etc.

Côté financeurs, nous avions invité Laurine Prevost, responsable des relations institutionnelles et partenariats de Finansol, qui a évoqué l’intérêt de l’épargne solidaire dans le cas d’un projet possédant un modèle économique identifié ; ainsi que Delphine Lalu du Conseil économique social et environnental, qui a insisté sur la nécessité pour ces acteurs de s’allier afin d’imaginer ensemble de nouveaux statuts mieux adaptés et permettant de faire financer plus facilement ces projets.

Afin de plonger dans une retranscription plus détaillée des interventions et des échanges nourris et nombreux entre intervenants et avec le public, nous vous recommandons cet excellent article d’Hubert Guillaud d’Internet Actu, comme d’habitude !

civictech_8decembre

De gauche à droite : Stéphane Vincent, animateur de la soirée et délégué général de La 27e Région, Guillaume Coti du collectif Pouvoir d’Agir, Jean Massiet d’Accropolis, Jonathan Meiss de Flui.city et Jean-Marc Leroux de #MAVOIX

civictech_8decembre2

De gauche à droite : Laurine Prévost de Finansol et Delphine Lalu du CESE