Bureau éphémère d’activation urbaine (B.E.A.U)

France

 

Les acteurs

Initié par l’association Carton Plein, le BEAU reçoit le soutien de l’EPASE (Établissement Public d’Aménagement de Saint-Étienne). Il s’inscrit dans la Biennale Internationale design Saint-Étienne et est réalisé en collaboration avec de nombreux complices : La Louce, le Collectif Etc., Typo topy.

Le défi : une activation citoyenne des rez-de-chaussée vacants pour des rues vivantes !

Ce travail cherche à cultiver la vitalité du territoire à travers le réinvestissement de rez-de-chaussée vacant. Il a pour aspiration la transformation de l’ambiance des rues délaissées du centre ville paupérisé de Saint-Étienne.

Le processus : imaginer collectivement des scénarios de transformation des rez-de-chaussée, faire émerger de nouveaux services et de nouvelles manières d’habiter les espaces délaissés.

Le projet est né en 2014 de l’envie d’expérimenter un urbanisme participatif qui s’appuie sur les ressources de la ville et sur sa diversité culturelle liée à l’histoire industrielle et à sa construction par vagues migratoires successives. Il s’appuie sur du travail d’immersion et d’enquête qui comprend des temps d’observation, de rencontres, d’échanges variés, et basés sur une approche participative.

Le Bureau Epémère d’Activation Urbaine était composé :

– D’une agence (hihi)mobilière pour mettre en lien porteurs de projets et boutiques et pour impulser, en s’appuyant sur des exemples locaux et internationaux, des outils divers, des ateliers, des projets coopératifs;

– De l’agence de voyage O.V.N.I. (Office de Voyage Naturellement International) qui proposait chaque jour une balade urbaine singulière, un duty free avec des objets pour découvrir la ville autrement, un espace privilégié (écoute sonore, exposition, …);

– Des Studios Carton (plateau radio, TV et création d’une gazette hebdomadaire) qui collectaient des données diverses et les redonnaient à voir dans l’espace public.

L’équipe a travaillé In situ pour mener l’enquête, imaginer des scénarios et transformer de manière pérenne ou éphémère les aménageurs, les voisins, etc. Petit à petit, la rue a pris une autre allure, par des micros attentions et des petites transformations. Toutes ces tentatives ont été consignées pour infléchir, bousculer, nourrir et questionner le projet d’aménagement du quartier.

Les résultats :

On constate, à ce stade du projet, divers résultats dans le quartier Jacquard :

– La création de nouvelles dynamiques sur le territoire. Une dizaine de boutiques se sont transformées temporairement pour tester es activités. Elles ont permis aux porteurs de projets (habitants, associations…) de venir tester leurs intuitions et leurs envies grandeur nature : boutique bien-être, tiers-lieu pour éducation heureuse, archives municipales hors les murs, un atelier d’enduit de terre crue…

Une mission d’accompagnement pour renouveler les outils opérationnels de l’EPASE sur la question des rez-de-chaussée et tenter de poursuivre la dynamique via différents workshops est prévue en 2016.