Journalisme citoyen au Conseil Régional de Champagne-Ardenne
Billet publié par Flore BerlingenTag : La Transfo
Après une première semaine "campus" en septembre consacrée à la conception de rencontres Régions-Jeunes, La Transfo en Champagne-Ardenne poursuit son exploration des politiques jeunesse.
Au programme de l’équipe de résidents pour cette deuxième semaine d’immersion : échanges avec les associations locales, agents de la région et élus sur les enseignements des premières rencontres Régions-Jeunes, et enquête au sein du Conseil régional avec une équipe d’une quinzaine de jeunes venus de l’Ecole de la deuxième chance et de la Mission locale de Chalons-en-Champagne.
Temps fort de cette semaine, la présentation de "La Visite", résultat de l’enquête menée par une équipe de jeunes reporters infiltrés au sein du Conseil Régional.
Après une rapide initiation aux techniques journalistiques, deux équipes se sont "infiltrées" chacune dans une direction du Conseil régional, afin d’en découvrir les activités et les modes de travail.
La Visite -grande feuille de jeunes infiltrés est le résultat de cette enquête de terrain, produit au rythme (soutenu) de la rédaction d’un vrai quotidien. Les questions concrètes et parfois impertinentes posées par l’équipe de jeunes reporters ont permis de faire émerger les zones d’incompréhension, de démêler quelques confusions autour de dispositifs régionaux, et de lancer des pistes de travail pour une meilleure communication entre la Région et les jeunes.
Résidences : manuel d’utilisation
Billet publié par Stéphane VincentTag : Territoires en résidences
Nous en avions déjà fait le bilan, après avoir publié un livret au terme de chacune d’elle : un an après la fin du programme Territoires en Résidences, il ne manquait plus qu’un manuel pour permettre à chacun de réutiliser la méthode des résidences conçue par la 27e Région. C’est chose faite avec ce document, imaginé et co-écrit par François Jégou (Strategic Design Scenarios), partenaire scientifique de la 27e Région, avec l’aide de résidents, d’agents et divers protagonistes ayant accueilli des résidences.
Ce manuel s’adresse à tous ceux qui veulent mettre en pratique les « résidences », s’approprier l’outil et l’utiliser régulièrement, s’en inspirer dans leur activité professionnelle ou simplement mieux en appréhender les tenants et les aboutissants...
- Si vous êtes un élu, que vous cherchez à convaincre ou à vous convaincre de l’intérêt des résidences, feuilletez ce livret jusqu’à la page 30 où vous trouverez un exposé synthétique et un argumentaire en quelques points saillants...
- Si vous vous destinez à organiser des résidences parce que vous pensez que tout ou partie de ce nouvel outil résidence est susceptible d’être utile dans vos équipes, alors imprimez-en 5 exemplaires, laissez-en un à disposition sur votre bureau et un près de la machine à café. Faites circuler les autres, laissez-vous guider entre les chapitres au gré des images, des témoignages et des mots-clés, des principes de base et retours d’expériences...
- Si vous êtes un acteur sur le terrain, que vos modes d’action sont proches de l’esprit des résidences ou que vous vous destinez à faire une première expérience en tant que résident, alors ces quelques pages de compilation vous laisseront sur votre faim... Elles ne seront qu’une mise en bouche et vous pourrez certainement les utiliser comme le menu de tous les éléments que nous avons accumulés en ligne et sur papier pour satisfaire votre appétit !
A la recherche des Régions Ingénieuses (2/2)
Billet publié par Stéphane Vincent dans la catégorie 27e RégionTag : prospective
Suite du billet consacré au Off du Congrès des Régions, journée créative organisée cette année à Tours sur le thème des Régions Ingénieuses. Nous revenons ici sur les projets produits par les participants au terme de la journée.
Groupe 1 : Quels modes d’intervention ingénieux pour les Régions ?
Pitch de départ "La Région Ingénieuse est à l’étroit dans le système des subventions et des appels à projets. Elle a enrichi ces modes d’intervention et en a inventé d’autres, qui valorisent davantage la coopération, la "fertilisation croisée", la sérendipité, la capitalisation et le passage à l’échelle. Elle considère toute intervention dans un écosystème plus vaste, et pratique une forme d’acupuncture territoriale..."
Participants : Jean-Pierre Tolochart, Région Centre, Vincent Jannot (Relier), Eric Molière (Plein Sens), Claire Huberson (Le Hub), Didier Bardy/Catherine Mitjana (Des Livres et Vous), François Jégou, Strategic Design Scenarios.
Voici la maquette proposée par le groupe, et les explications qui l’accompagnent :

"Nous sommes partis de deux constats principaux : une remise en question des appels d’offre, appels à projets et autres modes de subsidiation ; une volonté de faire passer la Région du mode passif d’appel au mode actif du ’Conseil Régional Mobile’ qui va au devant des porteurs de projets ;
Pour cela la Région invente de nouvelles figures de détection des initiatives et des projets :
- le "Chasseur de graine" qui sillonne le territoire à la recherche de graines de projets/initiatives porteurs d’avenir ;
- le "Troubadour" : quand une question n’a pas encore de solutions en germe, l’idée est que seuls ceux qui ressentent le problème sont à même de détecter des embryons de solutions. Tout un chacun peut donc être chargé de devenir la figure non professionnelle temporaire qui partira comme un troubadour de places en places susciter l’émergence de solutions ;
- le "Groupe d’Intervention Participative", plate-forme en ligne fonctionnant à la manière d’un ’Groupon.fr’ de l’action publique où l’on propose des problématiques, on les partages et les discute et seules celles qui ont atteint la masse critique dans la logique des sites d’achat groupés sont prises en compte ;
Au-delà de ces différentes modalités de détection qui fonctionnent en parallèle, une seconde phase d’accrochage du projet aux modes de soutien publics fait appel à deux dernières figures :
- le "Guide régional" qui pilote le projet ou l’initiative innovante (par essence hors de la grille administrative) à travers les arcanes des services à la recherche de points d’accrochage ;
- le "Forgeron d’outils" qui, plus que mettre à disposition des porteurs de projets une batterie d’outils d’aide et de supports préformés, co-construit des nouveaux outils ad-hoc avec le porteur de projet pour coller à sa réalité.
Groupe 2 : Quelle organisation ingénieuse au sein des conseils régionaux ?
Pitch de départ : "La Région ingénieuse ne cherche à recopier ni le modèle jacobin, ni la culture managériale des grandes entreprises des années 70. Organigramme en silos, vulgate administrative, processus discontinus, dictature des marchés publics, dogme de l’évaluation, techno-fascination... sont autant de facteurs dont il faut réduire l’influence, pour cultiver simultanément une nouvelle culture de gestion publique à l’échelle locale."
Participants : Yann Djermoun, Région Champagne Ardenne ; Xavier Crouan, Région Ile-de-France ; Eric Jupin, Conseil général de la Gironde ; Leila Khelil, Région Centre ; Stéphane Vincent, la 27e Région ; Patrick Banneux, Région Nord-Pas de Calais ; Maud Le Floc’h, Le Pole des Arts Urbains.

« Nous sommes d’abord partis du constat d’une faiblesse structurelle des grandes collectivités en matière de management : « Administrer » ne suffit plus :
- La fonction ressources humaines des grandes collectivités et déficiente ;
- Si le protocole est nécessaire, en revanche ses formes actuelles ne sont plus adaptées ;
- A qui sert-il exactement de brider les ordinateurs comme on le fait dans bon nombre de collectivités ?
- Prise de risque et droit à l’échec insuffisants ;
- Les limites de l’obligation de réserve des agents ;
- Une croyance auto-performative, l’effet magique : « on met en place une politique, donc elle va forcément avoir un impact »
- A terme le risque est d’aboutir à des mécanismes totalement inopérants, sans même avoir la réflexivité nécessaire pour rebâtir ;
Du côté des leviers, nous avons identifié des marges de progrès sur des éléments sur lesquels il est possible d’agir : mieux penser les espaces, les aménagements, à la fois au sein des organisations administratives et dans l’espace public (par exemple provoque la sérendipité en jouant sur les « tiers lieux ») ; tirer parti du travail en réseau, faire de l’open data numérique mais aussi physique, laisser des communautés de développeurs « hacker avec bienveillance » le système :
Finalement nous avons formulé deux projets :
La Coopérative d’action publique. C’est le labo collectif des acteurs du territoire, là où s’élaborent de façon différente, totalement transversale, les politiques publiques collective des acteurs du territoire. C’est un lieu ouvert, neutre, collaboratif, créatif où citoyens, agents, élus co-élaborent, négocient, co-concoctent leurs politiques publiques. (Références : le Mindlab à Copenhague, les espaces de coworking, tiers lieux créatifs, etc).
Le mur des projets est un média participatif et open data. C’est une interface 3D, multisupport, sur laquelle chacun peut agréger les données relatives à ses projets en cours. Il permet de partager entre élus, citoyens, entrepreneurs, experts, l’ensemble des réalisations, opportunités, « futuribles » et idées du territoire. C’est plus qu’une simple juxtaposition de données inertes, c’est un instantané permanent des processus à l’œuvre sur le territoire, librement compilable, interrogeable, simulable. C’est à la fois un outil d’aide à la décision, une fresque panoramique et vivante des projets du territoire, une œuvre d’art… »
Groupe 3 : Quelles relations ingénieuses entre la Région et les citoyens ?
Le pitch de départ : "La Région Ingénieuse a dépassé le stade de la démocratie dite participative. Les décideurs publics ont changé de regard sur les populations, repris le fil d’une véritable conversation, et se sont organisés pour créer un rapport radicalement différent avec les citoyens. Il ne s’agit plus de produire des réponses pour les gens, mais de construire des opportunités nouvelles avec eux."
Participants : Olivier Ryckewaert, Région Pays de la Loire, Véronique Kleck, Civic media, Sonia Aracil, designer, Benjamin Cadon, Labomedia, Jacky Foucher, collectif Grrr.

Jacky Foucher : « Le constat est simple, une région c’est grand, ça représente un nombre très important de citoyens avec lesquels il est difficile d’avoir un lien continu (outre celui limité de l’élection). Par contre, parmi toutes ces personnes, il y a plein d’experts dans leur domaine, ne serait-ce que dans la connaissance de leur quartier et de ce qui s’y passe. En étant à l’écoute de ces citoyens éclairés (projet présenté par Olivier) et en sachant les solliciter en amont des réalisations, nous proposons de repenser le principe des appels d’offre. L’élu régional, avec la légitimité que cela représente, lance des "dossiers citoyens" dans lesquels il pose les bases du futur projet (ex : un lycée dans une zone géographique donnée). Chaque dossier citoyen fait dès lors l’objet d’un travail de co-création où les agents territoriaux apportent leur savoir faire (technique, économique, etc) tandis que les citoyens concernés communiquent leurs besoins et leur connaissance du terrain. Agents et citoyens sont aidés dans ce travail par des experts de la co-création (designers, sociologues, etc). Leur production en commun mène au lancement du classique Appel d’Offre. Mais cet Appel d’Offre n’est pas un AO comme les autres, c’est un AOD, un Appel d’Offre Désirable ! »
Groupe 4 : Quelle politique ingénieuse à l’international pour les Régions ?
Pitch de départ : "Une autre coopération décentralisée est à l’œuvre dans le Région ingénieuse. Elle change les regards et rend caduque la relation aidant/aidé. Mais ce n’est que le début d’une nouvelle politique internationale : Y a t-il de la place pour une diplomatie régionale ? Comment maintenir la mobilité internationale avec la Région si le coût des transports doit décupler ?"
Participants : Jean-Marie Bergère ; Gisèle Bessac, designer ; Cyril Olivier ; Romain Thévenet, la 27e Région ; Charlotte rautureau, la 27e Région.

"La Région Ingénieuse prend en compte la globalité de la planète, considère les singularités de son territoire et va à la rencontre de territoires pouvant appartenir à tout pays, dont les singularités entrent en raisonnance avec les siennes, pour bâtir dans la durée des projets communs. Voici la maquette proposée par le groupe, et les explications qui l’accompagnent : Le groupe est parti de trois constats : . La notion « historique » de coopération ramène à une relation d’assistant-assisté /donneur-receveur/fort-faible ; il est essentiel de fonder les relations sur la réciprocité. . Ces relations sont ancrées sur des projets concrets, créateurs de dynamiques, à partir des ressources et potentiels d’initiatives locales . La communication doit s’établir dans une proximité et régularité de suivi de projet sans nécessiter de voyager, étant données les problématiques de limites de ressources énergétiques et de pollution
De nouveaux modes :
- Pour prévenir le risque de rapport déséquilibré, les projets sont engagés entre trois régions partenaires, aux caractériques diversifiées ;
- Les projets ont pour objectifs de résoudre des problématiques, développer des potentiels spécifiques aux territoires et à long terme, mais aussi favoriser la proximité et la connaissance culturelle réciproque ;
- Dans chaque champ d’intervention de la Région, une personne repère les projets internationaux potentiels et des groupes d’action pluridisciplinaires, transversaux, les mettent en oeuvre, en collaboration avec des personnes et organismes ressources locaux ;
- Des programmes d’expérimentation peuvent être menés, avec des calendriers précis ;
- Le but est de travailler sur des singularités, les résoudre ou les mettre en valeur, en relief, de manière spécifique, sur mesure - pas de généralité.
- Les nouvelles technologies permettent d’échanger régulièrement entre équipes, de co-piloter les projets, mais aussi de se déplacer, sur les lieux des projets, en immersion virtuelle ;
- Elles permettent aussi de constituer un réseau « d’ambassadeurs » - toutes personnes séjournant plus ou moins longtemps sur un territoire partenaire (études, travail, autres) et souhaitant cultiver des liens au-delà de la durée du séjour ;
Mise en valeur des singularités, mise en relief des spécificités locales à une échelle mondiale non hiérachisée."
Groupe 5 : Quelle politique ingénieuse à l’international pour les Régions ?
Le pitch : "Les collectivités vivent à la traine des citoyens, devenus depuis longtemps des êtres "interterritoriaux". Dans la Région Ingénieuse, les concepts de compétitivité, de libre administration, de subsidiarité sont caduques et ne suffisent plus pour repenser les politiques territoriales. Comment passer d’un pouvoir fondé sur une souveraineté institutionnalisée, à un pouvoir basé sur des pratiques de coopération de type open-source ?"
Participants : Sophie Valdenaire, Région Bourgogne ; Jean-Pierre Quignaux Association des Départements de France ; Marine Panazol, étudiante en architecture ; Nicolas Taillandier, directeur Pays de Combraille en Marche ; Damien Roffat, designer.

Un des constats de départ partagé par les participants : le cloisonnement (voir la concurrence) entre les collectivités territoriales et le manque d’implication des citoyens dans les processus de gouvernance empêchent une bonne connexion action public / besoins des habitants, ralentissent la conception et la mise en place des services publics et en brouillent la lisibilité et l’adoption par les usagers. Une plus grande coopération au sein des territoires devra donc être organisé à l’avenir pour augmenter l’efficacité dans la conduite des politiques territoriales. Ce postulat fait également écho à l’apparente nécessité de réduire les dépenses publiques. Quels sont les logiques et les dispositifs à mettre en place pour que la coopération, souvent souhaitée aujourd’hui, se réalise concrêtement ?
Pour que la coopération entre des acteurs au niveau de langage et aux intérêts parfois très différents devienne une réalité , il est nécessaire d’insuffler des dynamiques de projet au sein des territoires. L’entrée "projet" permet une plus grande souplesse de l’action public. Elle mobilise et rassemble des équipes de travail inter-disciplinaires sur des périodes définies et des objectifs précis. Une dynamique de projet permet aussi d’adapter le travail et les méthodes convoquées à un ensemble varié de contextes (ex : Différentes échelles territoriales). Pour placer les acteurs publics dans une dynamique de projet, les participants ont proposé un dispositif nommé : La Fabrique à projet.
Trois composantes clés structurent ce nouveau service :
Des équipes inter-disciplinaires temporaires. La fabrique à projet est mobilisable par n’importe quel acteur du territoire qui souhaite monter un projet nécessitant une approche coopérative.Lorsqu’un projet est mis en route, une équipe rassemblant des acteurs de divers horizons est mobilisée. Le dispositif est là pour les outiller pour qu’ils puissent conduire leur projet à terme.
Un poste de coordinateur. Une personne est chargée d’animer le dispositif (Mise en relation des équipes projets, définition des contours des projets, communication sur le dispositif etc). Le poste est co-financé par les différentes collectivités locales présentes sur le territoire.
Le pôle de ressource régional. Une équipe permanente recensent et met à disposition un ensemble de ressources (Données, méthodologies, outils etc) pour les équipes projets. Ils doivent s’adapter aux différentes demandes. Une plateforme en ligne est alimentée au fil des projets.
La fabrique à projet doit être mobile pour intervenir à différents endroits du territoire. Elle repose sur un principe de mutualisation public / public mais aussi public / privé.
La deuxième proposition s’est davantage focalisée sur une coopération inter-acteurs publics (Conseil Régional, Conseils généraux, intercommunalité ). Une telle coopération permettrait de produire une vision territoriale cohérente, économe en moyens ou l’ensemble des dispositifs et services portés par les acteurs publics seraient lisibles et complémentaires.
Un tel mode de fonctionnement nécessite deux changements importants : 1-Une mutualisation des moyens. Pour élaborer une vision territoriale partagée, il est impératif de composer des équipes de travail mixtes, c’est à dire mélant des agents des Conseils Régionaux, généraux et des inter-communalités. Grâce à leurs différents niveaux de connaissance, ils définissent les enjeux et les problématiques communes. Une mutualisation matérielle large (Véhicules, outils numériques, infrastructures etc) peut-être mise en place. 2- Des organisations complémentaires. Si la logique de coopération inter-acteurs publics est poussée à son paroxysme, il semble judicieux de redistribuer les rôles de chacun pour arriver à une véritable complémentarité dans les actions et les projets. Les participants ont proposé de sortir des modes d’organisation actuels, trop identiques, qui régissent la vie des Conseils Régionaux, départementaux et des intercommunalités pour mettre en place de nouvelles organisations spécifiques, dédiées aux rôles que chaque acteur et le plus à même de remplir.
Ainsi :
- La Région aurait un rôle de coordination et de mise en réseau des initiatives et projets portés par d’autres. Dans cette optique, elle constituerait des centres de ressources et de compétences.
Le département deviendrait une agence technique. Son action serait centré sur la production de service en phase avec les attentes et les besoins des citoyens exprimés au niveau de la région. Ce nouveau rôle, essentiellement technique, pourrait impliquer une disparition de l’assemblée des élus départementaux.
Les inter-communalités seraient là pour assurer la mise en oeuvre opérationnelle des nouveaux dispositifs et services.
Cette proposition fait écho à la réforme des collectivités territoriales et peut être considéré comme une alternative.
Nouvelle bibliothèque, nouveaux usages
Billet publié par Stéphane VincentTag : Ile-de-France
Il y avait une bonne énergie collective le 28 novembre au Lieu du design, lors de cet atelier organisé dans le cadre du cycle "Démocratie en réseaux", proposé comme chaque année par la Région Ile de France. Avec François Jégou, de Strategic Design Scenarios et avec l’appui d’Items International, nous voulions voir s’il était possible de sensibiliser en 3h à peine une trentaine de participants (représentants d’associations franciliennes, agents de collectivités, etc) à des méthodes de production collaborative -en l’occurrence, nous avions choisi le "story-telling", à entendre ici comme un procédé de narration de scénario d’usage.

Pour rendre l’expérience crédible, nous avions sollicité le concours de la Bulac : la toute nouvelle Bibliothèque universitaire des langues et civilisations, implantée dans le XIIIe arrondissement, dans un quartier en pleine ébullition architecturale. Marie-Lise Tsagouria, directrice de la Bulac, nous avait confié 3 thèmes sur lesquels faire plancher les participants : l’inscription d’un nouvel équipement dans son quartier, et le rapport avec les publics non-initiés ; la question de l’ouverture des équipements publics la nuit (la Bulac offrant un nouveau service expérimental d’accès aux universitaires de nuit) ; enfin les usages potentiels d’un espace vert aux abords d’un équipement public.

Ces questionnements bien réels nous ont servi de prétexte pour faire travailler les participants par groupes de trois personnes sur des "solutions désirables". Chaque groupe a d’abord choisi de traiter un des trois défis, puis a choisi un personnage parmi une liste de portraits-photos et lui a attribué un profil et des caractéristiques. Il s’agissait alors d’inventer l’histoire de ce personnage, en lui faisant dire de quelle façon il fait traité le défi, quel bénéfice il en avait tiré, et comment il avait été associé à cette solution.

Une fois les gabarits remplis (cf slides), chaque groupe était filmé en train de "jouer" la scène du projet devant un fond cyclo afin d’inscruster ensuite une photo parmi celles prises tout spécialement sur le site de la Bulac quelques jours plus tôt.
7 séquences ont ainsi été produites par les participants :
Séquence 1 "Les milles et une nuits"
Séquence 2 : "De la culture papier, à la culture vivante"
Séquence 3 : "Les déjeuners du conte"
Séquence 4 : "Bular"
Séquence 5 : "Les ateliers philo de la Bulac"
Séquence 6 : "Nos portes aussi sont ouvertes"
Séquence 7 : "Soirées à thème au café"
L’avis de Marie-Lise Tsagouria, Bulac
Ceci n’est pas un laboratoire
Au terme de l’exercice, nous avons demandé aux participants : "et si ce type de méthode était utilisée de façon systématique par la Région et ses partenaires ?" Et s’ils se dotaient ensemble d’une fonction "recherche-action", ou d’un laboratoire d’innovation sociale et de design de service ?
Dans leurs réponses, les participants transcendent l’idée d’un simple laboratoire et dessinent les contours d’un possible projet :
- Au préalable, la démarche part d’une participation "en crise" (des instances en mal de renouvellement, institutionnalisées, etc)
- C’est un dispositif dans lequel le protocole disparaît, et qui mobilise élus, techniciens-agents, usagers ; il repart de l’existant, dans les territoires et les publics les plus éloignés ;
- L’objectif est de recréer un lien direct entre "ceux qui produisent les politiques publiques et ceux qui les utilisent", de co-produire l’objet public, de "partager le code source des projets", de "faire accoucher l’innovation" ;
- L’objectif est de mieux concevoir les politiques publiques, et la "participation y est pragmatique"
- Il existe un "droit de saisine" du dispositif, chacun peut s’en saisir
- Les méthodes utilisées permettent de changer de posture, de réapprendre l’écoute, de promouvoir "l’écoute-action" ; c’est aussi un producteur de "controverses réelles"
- Son statut est intermédiaire, à la fois interne et externe ; il rend visible "l’invisible de la gestion"
Un exercice trop court pour produire des résultats et des enseignements robustes... mais la démonstration qu’il est possible de produire facilement une bonne mobilisation collective autour de sujets concrets. Marie-Lise Tsagouria n’était pas la moins surprise, de voir surgir toutes ces idées certes hors-sol, mais réalistes et inspirantes... L’occasion également de montrer qu’il est possible de se former collectivement à des méthodes participatives, sans devenir des experts... on recommence quand ?
Prenez soin de vos contribuables
Billet publié par Stéphane VincentTags: copenhague , Innovation , Politique publique
Lors d’un récent déplacement à Copenhague, deux fonctionnaires du ministère des finances danois nous ont raconté cette histoire étonnante. Comme dans tous les pays du monde, la lettre des impôts fonciers est désespérante d’opacité, génératrice de frustration ("à quoi sert mon argent ?") et à l’origine de nombreux appels de personnes désemparées.
Une petite équipe du ministère a proposé de s’inspirer de la performance de l’artiste française Sophie Calle "Prenez soin de vous" : dans cette oeuvre qui a fait l’objet d’un ouvrage publié en 2007, Sophie Calle avait demandé à un panel de personnes -anonymes et spécialistes- d’analyser pour elle la lettre de rupture dont elle venait d’être destinataire.
Les fonctionnaires danois ont fait la même chose avec la lettre d’imposition foncière, et en ont tiré 5 insights (cf l’album photo ci-après) qui servent maintenant à réécrire la lettre... L’expérience n’a pris qu’une journée, le temps de réunir un panel d’une dizaine de personnes volontaires (Sophie Calle en avait interrogé 107 !) : une femme de ménage, un artiste, une sémiologue, etc.
On retiendra au passage que ce sont les fonctionnaires eux-mêmes qui ont imaginé et conçu la démarche, et non un cabinet d’étude... De plus l’expérience a produit un "bon story-telling", bien meilleur que si la démarche avait été menée en catimini ! A quand la même chose avec Bercy, en France ;) ?
Les explications (en anglais) de Lene Krogh Jeppesen, du Ministère des Impôts Danois.
A la recherche des Régions Ingénieuses (1/2)
Billet publié par Stéphane Vincent dans la catégorie 27e RégionTag : prospective
Mercredi 16 novembre, nous organisions comme chaque année le Off, une journée créative proposée la veille du Congrès des Régions. Nous étions 45 participants, élus, agents, designers, responsables associatifs, consultants, aimablement accueillis par le Centre de Création Contemporaine (CCC) de Tours. Catherine Mitjana et Didier Bardy, nos amis libraires de Sarrant étaient des nôtres avec un stand spécial "innovation et politiques publiques". Nous reviendrons plus en détail sur les productions de cette journée, mais d’ores et déjà, quelques explications sur le déroulement de la journée et les premières productions...
Tout d’abord, le clip de la journée :
A la recherche des Régions Ingénieuses
Cette année, le Off avait pour objectif de produire une représentation collective des "Régions Ingénieuses", concept dont nous avions imaginé le manifeste, organisé autour de 6 valeurs : l’empathie, l’astuce, la qualité, l’intégrité, la frugalité, le désir...
Le making off de la journée en photo, heure par heure :
Le mode d’emploi de la journée peut également être téléchargé ici.
Les résultats détaillés : dans le billet suivant.
Des participants enthousiastes, quelques améliorations à apporter
Au terme du debriefing que nous avons organisé avec les participants en fin d’après-midi, plusieurs constats ressortent :
- L’intérêt de produire des valeurs tels que celles figurant dans le manifeste se confirme ("On imagine très bien comment transformer ces valeurs en spécifications fonctionnelles dans un projet", dit Jacky Foucher)
- La méthode est concluante et très stimulante ; peut-être aurait-on s’en tenir à la première ébauche des maquettes, la version finale n’apportant pas grand chose ;
- Les productions sont pertinentes ; elles auraient gagné à plus d’hétérogénéité, et un panel de participants plus diversifié aurait produit des résultats moins homogènes (ici, les mêmes concept reviennent dans tous les groupes : le rôle du citoyen, la co-conception, etc)
Tunisie : Après la révolution, la re-conception ?
Billet publié par Stéphane VincentTags: Design , social
Hayla Medded est maître-assistante à l’Ecole Supérieure des Sciences et Technologies du Design (ESSTED) à Tunis. Le premier slide qu’elle présente lors de la journée de lancement de ces 7e Ateliers de Recherche en Design (ARD) est un panneau "Under construction"... Voilà qui résume bien l’état d’esprit du pays, quelques mois à peine après la "révolution pour la dignité" (expression préférée à celle de "Jasmin", qui fait plutôt référence à la prise de pouvoir de Ben Ali). Car c’est bien de reconstruire un pays dont il s’agit, d’un point de vue matériel mais aussi psychique, après des années d’oppression, de corruption et d’absence de projet pour le pays.

Quelques années plus tôt, Hayla avait consacré sa thèse à une critique du packaging. "Mais celle-ci s’est littéralement transformée en dossier à charge contre la société de l’hyperconsommation, jusqu’à dérouter complètement certains membres du jury !", explique Hayla. Elle s’interroge alors sur son orientation, et pense même à renoncer au design. Et plus récemment, elle décide de réorienter sa pratique vers des projets à vocation sociale et d’intérêt général. Sa priorité sera dorénavant l’éducation, mais aussi les zones rurales, qui ont le plus souffert du régime et dont les populations ont été totalement abandonnées*.
Aujourd’hui, Hayla nous présente un cas mené avec ses élèves pour repenser l’aménagement de l’école de design située à Manouba, petite ville de la banlieue sud de la capitale, dans le campus qui accueille au total 2900 étudiants. Elèves, enseignants mais aussi personnel administratif et technique ont été associés. Les insights qui ressortent couvrent les questions de propreté, de pratiques inter-cours, d’intelligibilité de l’information, et de l’identité et du sentiment d’appartenance. L’intervention va porter sur l’aménagement de l’école, la signalétique, les jardins, mais aussi la mémoire du travail des étudiants (Cf slides).
Certes, l’intérêt pour le design social et le design de service tel qu’entend le pratiquer Hayla est encore embryonnaire dans le pays. Mais depuis quelques années, les filières du design rencontrent un engouement important auprès des étudiants tunisiens. Ils sont plus d’une centaine à assister au colloque de l’ARD, dont un nombre impressionnant de candidats à la thèse.
Beaucoup d’appelés, mais combien d’élus ? L’encadrement est très faible, et il est difficile d’évaluer leurs chances réelles tant leurs motivations semblent variables. Comme partout, la voie universitaire est aussi un refuge, une façon de reculer l’échéance tant il est difficile de trouver ou de créer son emploi.
Une chose est certaine, en revanche : le potentiel du design en Tunisie est immense, dans la réinvention de l’artisanat, le maintien des industriels locales et bien sûr les services publics qui ont pris un retard considérable -en particulier en matière de transports publics. Sans parler du renouveau démocratique, qui ne se gagnera pas simplement par une nouvelle constitution mais aussi par des projets forts, associant directement les populations. "Les tunisiens peuvent redécouvrir leur pays sous un oeil entièrement neuf", propose un intervenant. Le design saura t-il jouer sa partition devant une perspective aussi vertigineuse ?

Un grand merci à Alain Findeli et Bernard Darras pour leur invitation, et aux équipes de l’Université de la Manouba et de l’Ecole Supérieure des Sciences et Technologies du Design (ESSTED), en particulier Aicha Ben Salah et Hayla Meddeb pour leur accueil chaleureux. Les Ateliers de Recherche en Design se déroulaient cette année du 14 au 16 novembre à Tunis.
* C’est d’ailleurs de Sidi Bouzid, au centre du pays qu’est partie la contestation après l’immolation par le feu d’un jeune vendeur de fruits et légumes, Mohamed Bouazizi, pour ne gagner Tunis que plusieurs semaines plus tard.
L’architecture de demain, c’est à la campagne que ça se passe !
Billet publié par Romain ThévenetTags: Architecture , Créativité , social
L’école d’architecture de Saint-Etienne organisait les 27 et 28 octobre, la troisième et dernière édition d’un cycle de conférences consacrées à l’architecture et l’urbanisme rural. Ce colloque était intitulé "nouveau cycle de vie des territoires", mais derrière ce titre un peu tordu, se cachait une superbe programmation de praticiens qui inventent de nouvelles façons de construire ensemble l’habitat rural. Voici un petit retour, pour nourrir notre projet autour des "villages du futur" avec la Région Bourgogne.
Transformer le territoire
Dans l’atelier « Quel devenir pour les tissus pavillonnaires aux frontières du monde urbain et du monde rural ? » encadré par l’école d’architecture de Nancy, Baptiste Sanson, ingénieur agronome, est venu nous présenté la Bergerie de Villarceaux, un domaine de 600ha situé à 30 km de Paris, entièrement dédié à l’expérimentation en agriculture écologique. Ce lieu de recherche s’est engagé dans les années 80, grâce au soutien de la Fondation pour le Progrès de l’Homme, dans la transformation de la monoculture vers une culture diversifiée en imaginant différentes formes de transition et en réalisant ainsi un prototype de gestion durable des territoires ruraux. Les relations entre agriculture et modes d’habiter sont fortes et Baptiste explique comment la plantation d’arbres sur la parcelle, la création de chemins qui permettent la balade, peuvent transformer le rapport des habitants qu’entretiennent au paysage et constituer un frein naturel à la périurbanisation croissante. La ferme profite aussi du public que constituent les habitants des zones pavillonnaires voisines, est un lieu de sensibilisation et d’accueil du public et permet d’imaginer l’avenir d’une agriculture plus écologique à grande échelle.
Apprendre à concevoir en construisant

Le Rural studio est une université d’architecture américaine, située dans le fond de l’Alabama, et destinée à enseigner différemment l’architecture aux étudiants. Depuis 1994, le principe de sa pédagogie est d’apprendre en construisant.
Les problèmes de logement étant criants dans cette zone rurale des Etats Unis, les étudiants, en groupes, dessinent et bâtissent des maisons pour des "clients", habitants précaires du territoire.
Les occasions de construire des maisons ne manquent pas et les contraintes deviennent évidentes : maisons à très faible coup, construites à partir de matériaux récupérés, ne consommant pratiquement aucune énergie pour le chauffage.
Lors des deux dernières années de leur cursus, ils conçoivent et construisent des maisons aussi belles que peuvent l’être des projets d’architectes, tout en expérimentant des nouveaux matériaux (pare-brises récupérés, déchets de cartons, dalles de moquette recyclées), et en apportant des solutions concrètes et viables.
Ainsi s’inventent de nouvelles façons de construire et d’habiter, qui n’auraient pu avoir lieu ailleurs. Comme le concède Rusty Smith, "là-bas, personne ne nous voit et nous surveille, on a de la place et la liberté pour expérimenter et produire de véritables solutions durables pour les personnes que nous accompagnons."
Construire ensemble
La grande rencontre de ce colloque a été avec Nicolas Taillandier, directeur du pays Combraille en Marche, situé dans la Creuse. La réflexion du comité de développement a démarré par la création d’une université rurale, pour sensibiliser les habitants du territoire aux questions de l’habitat. Nicolas est très critique envers le métier d’architecte, et la relation que les collectivités entretiennent avec lui : Très loin de la participation et des enjeux d’usages, les architectes et aménageurs ont trop tendance à proposer des réponses toutes faites, bétonnant la campagne sans réelle réflexion sur ce que cela implique d’un point de vue plus global. A leur décharge, les cadres réglementaires et les appels d’offres ne sont pas adaptés et les élus locaux très peu formés à ces questions.

L’objectif de l’université était de "créer des lieux, des supports, des outils décalés, pour que les acteurs se posent des questions qu’ils ne se posent jamais d’habitude". Différentes actions ont été menées dans le cadre de ces universités :
- des conférences/Ateliers/promenades pour sensibiliser les acteurs locaux à l’architecture
- des guides architecturaux à destination des habitants pour expliquer comment rénover sa maison
- Un appel à idées et une exposition itinérante pour la construction de maisons innovantes
- des stages-découverte à l’auto-construction (récupération de l’eau, matériaux renouvelables, murs en pierre sèche…)
- des ateliers d’architecture en partenariat avec l’école d’architecture de Clermont-Ferrand (workshop et immersions par des étudiants)
- Des parcours pour comprendre le lien entre les habitants et leur habitat : 2 sont partis avec leurs sacs à dos, et en auto-stop pour arpenter le territoire à la rencontre des habitants.
- Un voyage à la rencontre des artisans (deux urbanistes (collectif Alpage) se baladent sur le pays en mobylette à la rencontre de ceux qui font les bâtiments)
Finalement, ils ont décidé de mettre en œuvrel’ALUR (Atelier local d’urbanisme rural) pour lancer ces nouveaux formats de participation et de co-constrution. L’invitation aux ateliers parle d’elle-même : il s’agit d’un sachet de thé, délivré comme une médecine douce et dont les ingrédients sont l’innovation, le changement, la convivialité, le développement durable et les partenariats. "Zone neutre", dans laquelle on peut rêver, réfléchir, construire…
L’ALUR est un petit cousin de la 27e Région, qui invente à l’échelle locale de nouvelles façons de mettre en œuvre l’action publique sur les problématiques de l’habitat rural.
La 27e Région recrute un(e) chargé(e) de mission administration et gestion financière
Billet publié par Stéphane Vincent dans la catégorie 27e RégionMerci d’adresser votre CV et lettre de motivation avant le 21 novembre à infos@la27eregion.fr
Voyage d’étude Imagina ! Jeunesse et innovation en Espagne
Billet publié par Stéphane VincentTags: Créativité , Espagne , Innovation , jeunes
Du 18 au 20 octobre, la 27e Région organise un déplacement à Madrid et Merida en Espagne pour des élus et agents des Régions. Au programme : Utopic_us, TEDx for youth, oficina de innovación política, l’agence Funky Projects et son Magik Politik, le Social Media Lab, le collectif PKMN (Pacman), le mouvement 15M, le Gabinete Iniciativa Joven, Robocicla, aquaphytex, Dando Color, Fundhex, Espacio para la creación joven, Imagina y Emprende, Ayudamos, etc.
"La jeunesse ? Vaste programme ! On la sait en crise : galères de boulot, de logement, de financement des études... Parfois en errance. Mais elle bouge aussi, cette jeunesse. Elle s’adapte, imagine, entreprend, revendique. Elle agit. Elle est complexe, et multiples sont ses visages, ses âges, ses valeurs, ses désirs et ses pratiques. Face à cette complexité, les collectivités territoriales françaises s’interrogent sur leur rapport avec ces jeunes qui font les territoires d’aujourd’hui et de demain. Comment mieux les comprendre ? Quelles réponses nouvelles apporter à leurs besoins ? Quelles relations inventer avec eux et/ou les structures qui travaillent avec les jeunes ? En Espagne, des initiatives publiques et privées proposent de nouvelles façons d’accompagner la jeunesse, de répondre à ses besoins, de l’encourager dans ses projets. Et on peut compter sur la créativité, l’imagination et l’envie espagnole pour inventer de nouvelles solutions ! Voyage dans l’innovation publique et sociale ibérique à l’heure où la jeunesse s’indigne.."









